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Invités : Mgr Joseph, père André Wade (paroisse
de Belfort), père Yves Colin (paroisse de Reims)
Participants : des jeunes français et roumains de toute
la France, des jeunes venus d’Italie et de Suisse, représentants
de l’ACER (l'Action Chrétienne des Etudiants Russes) et de Syndesmos
(la fédération mondiale de la jeunesse orthodoxe). En tout,
une quarantaine de personnes.
Ce congrès a donné l’occasion à des jeunes de France, d’Italie et de Suisse de se rencontrer pour faire un bilan sur ce que cette première année de Nepsis a apporté comme fruits et de débattre sur les façons dont l’association peut vivre dans l’avenir. Comme toute première année d’existence d’une association, l’année passée a été difficile pour Nepsis. Toutefois, nous avons organisé une suite de conférences au Centre Culturel Roumain (invités : Père Jean Breck, Père Ciprian Span, Père Michel Evdokimov), deux week-ends à Bordeaux et au monastère de Bussy, une soirée-concert et le congrès de la Servagère. De plus, l’association a été représentée aux rencontres Syndesmos de Bois-Salair et de Bruxelles et les jeunes de Nepsis ont aidé à l’organisation d’un pèlerinage de Syndesmos en Transylvanie cet été.
Les organisateurs ont voulu éviter que le congrès devienne
une rencontre figée ou didactique, une rencontre d’orateurs omniscients
et de public gentil et silencieux, bref, quelque chose d’ennuyeux. Afin
d’atteindre ce but, nous avons transformé la forme classique de
la conférence « magistrale » en une brève présentation
de quelques points de départ pour amorcer un atelier de réflexion.
Dans le cadre pittoresque de La Servagère (le chalet a été
mis à notre disposition avec gentillesse par l’Acer), sous un doux
soleil de septembre, nous nous sommes rassemblés surtout dehors,
pour des rencontres informelles.
Le programme s’est articulé autour d’un thème qui nous presse tous, sans exception : celui de notre « vocation », terme qui a été compris dans sa plus large signification. Au-delà de l’alternative classique moine/laïc nous sommes des personnes ecclésiales, cherchant notre propre voie en Dieu. Chacun des participants a témoigné de ses propres hésitations et quêtes d’une expression personnelle de son implication dans la vie de l’Eglise.
Vendredi, le 22 septembre, père André Wade et Mgr Joseph
ont dirigé un atelier sur « La spécificité
de l’Orthodoxie en Occident ».
Thèmes abordés :
- réimplantation de l’Orthodoxie en Occident (problèmes
de traductions de la Liturgie et l’utilisation des langues vernaculaires
; problèmes d’adaptation du chant liturgique ; la mission comme
disponibilité intérieure à partager l’amour, au-delà
de toute considération ethnique ; l’Orthodoxie en Occident ne peut
être que pluriculturelle et multinationale ; la nécessité
d’échanger des informations entre les paroisses) ;
- nationalisme et ethnophilétisme (le nationalisme comme «
l’instrument du diable », critique du repli sur soi dans les communautés
orthodoxes nationales d’Occident et de la transformation de la Liturgie
en un instrument de nostalgie) ;
- œcuménisme.
Samedi, le 23 septembre, Mgr Joseph et père Yves Colin : «
Vocations des jeunes et l’Eglise ».
Thèmes abordés :
- l’existence des métiers « dangereux » pour un
chrétien : pratique de l’avortement demandée aux médecins
gynécologues, recherche scientifique ayant des retombées
militaires ; comment exercer sa profession laïque au nom de Dieu ;
- attitude de l’Eglise vis-à-vis de la guerre.
Vendredi et samedi nous avons longuement débattu l’orientation
précise (buts, projets, motivations d’existence) et les attentes
des membres de Nepsis. Le thème formel de discussion a été
naturellement : « Qu’attendez-vous d’une association de jeunes
comme Nepsis ? »
But principal identifié : contribuer à l’épanouissement
de la foi dans la vie de chaque jour. La grande majorité des jeunes
qui font partie de l’association pour l’instant font des études
laïques et cherchent des façons d’intégrer leur foi
dans les activités quotidiennes.
Projets : il a été convenu que la priorité doit
être donnée aux actions de groupe qui accumulent du vécu
commun. Toute rencontre doit favoriser le maximum de dialogue possible
et les conférences magistrales sont à éviter. Les
jeunes prennent intérêt à se connaître et à
accomplir des choses ensemble. La mise en place de projets concrets est
susceptible de mieux motiver les participants. On a aussi identifié
comme souhaitable d’organiser surtout des rencontres de moyenne durée
(un à trois jours) : elles permettraient aux gens de se connaître
tranquillement, sans se presser, mais elles fourniraient aussi une solution
pour que les jeunes de villes éloignées puissent se rencontrer
et que l’association ne reste pas repliée sur la région parisienne.
Les organisateurs sont donc appelés à mettre en place
des choses intéressantes. Ce sont elles qui vont motiver graduellement
tout le monde.
Un des buts importants du congrès a été l’Assemblée Générale. Rapport d’activité du président Stefan Capitaneanu, bilan financier du trésorier Alexandru Oancea, choix du père Yves Colin comme conseiller spirituel de l’association, inscription de nouveaux membres, élection du nouveau bureau d’administration et des conseillers, vote pour le budget prévisionnel, formulation de quelques projets précis : concert de chants de Noël, week-ends au monastère de Bussy ou ailleurs, pèlerinage en Dobroudja l’été suivant, ateliers de réflexion à organiser une fois par mois.
Chaque jour a commencé par la prière du matin et a fini par la prière du soir. Le samedi soir beaucoup d’entre nous se sont confessés pour communier dimanche (fête de Saint Silouane, si familier aux orthodoxes d’Occident). Pendant la Liturgie pontificale du dimanche plusieurs types de chant liturgique ont été représentés (en roumain, français, slavon et italien), reflétant parfaitement la diversité d’horizons des participants aux congrès. Après la Liturgie nous avons assisté à un très beau concert de piano.
Les échos reçus à la suite ont été des meilleurs. Il paraît que chacun a trouvé de quoi combler ses besoins. La présence de Monseigneur Joseph a été très importante, apportant, à part la grâce de l’archevêque, le soutien de l’Eglise, en dehors de laquelle l’initiative Nepsis n’a pas de sens.
Derniere modification : le 11 décembre 2000