- l'association Nepsis -

Compte-rendu du congrès de l’Association Nepsis – La Servagère, 21-24 septembre 2000
« Je suis la vigne, vous en êtes les sarments » (Jean, XV, 5)
Thème proposé : Vocations des jeunes et l’Eglise


à la page de l'Archevêché

Invités : Mgr Joseph, père André Wade (paroisse de Belfort), père Yves Colin (paroisse de Reims)
Participants : des jeunes français et roumains de toute la France, des jeunes venus d’Italie et de Suisse, représentants de l’ACER (l'Action Chrétienne des Etudiants Russes) et de Syndesmos (la fédération mondiale de la jeunesse orthodoxe). En tout, une quarantaine de personnes.


Ce congrès a donné l’occasion à des jeunes de France, d’Italie et de Suisse de se rencontrer pour faire un bilan sur ce que cette première année de Nepsis a apporté comme fruits et de débattre sur les façons dont l’association peut vivre dans l’avenir. Comme toute première année d’existence d’une association, l’année passée a été difficile pour Nepsis. Toutefois, nous avons organisé une suite de conférences au Centre Culturel Roumain (invités : Père Jean Breck, Père Ciprian Span, Père Michel Evdokimov), deux week-ends à Bordeaux et au monastère de Bussy, une soirée-concert et le congrès de la Servagère. De plus, l’association a été représentée aux rencontres Syndesmos de Bois-Salair et de Bruxelles et les jeunes de Nepsis ont aidé à l’organisation d’un pèlerinage de Syndesmos en Transylvanie cet été.

Les organisateurs ont voulu éviter que le congrès devienne une rencontre figée ou didactique, une rencontre d’orateurs omniscients et de public gentil et silencieux, bref, quelque chose d’ennuyeux. Afin d’atteindre ce but, nous avons transformé la forme classique de la conférence « magistrale » en une brève présentation de quelques points de départ pour amorcer un atelier de réflexion.
Dans le cadre pittoresque de La Servagère (le chalet a été mis à notre disposition avec gentillesse par l’Acer), sous un doux soleil de septembre, nous nous sommes rassemblés surtout dehors, pour des rencontres informelles.

Le programme s’est articulé autour d’un thème qui nous presse tous, sans exception : celui de notre « vocation », terme qui a été compris dans sa plus large signification. Au-delà de l’alternative classique moine/laïc nous sommes des personnes ecclésiales, cherchant notre propre voie en Dieu. Chacun des participants a témoigné de ses propres hésitations et quêtes d’une expression personnelle de son implication dans la vie de l’Eglise.

Vendredi, le 22 septembre, père André Wade et Mgr Joseph ont dirigé un atelier sur « La spécificité de l’Orthodoxie en Occident ».
Thèmes abordés :
- réimplantation de l’Orthodoxie en Occident (problèmes de traductions de la Liturgie et l’utilisation des langues vernaculaires ; problèmes d’adaptation du chant liturgique ; la mission comme disponibilité intérieure à partager l’amour, au-delà de toute considération ethnique ; l’Orthodoxie en Occident ne peut être que pluriculturelle et multinationale ; la nécessité d’échanger des informations entre les paroisses) ;
- nationalisme et ethnophilétisme (le nationalisme comme « l’instrument du diable », critique du repli sur soi dans les communautés orthodoxes nationales d’Occident et de la transformation de la Liturgie en un instrument de nostalgie) ;
- œcuménisme.

Samedi, le 23 septembre, Mgr Joseph et père Yves Colin : « Vocations des jeunes et l’Eglise ».
Thèmes abordés :
- l’existence des métiers « dangereux » pour un chrétien : pratique de l’avortement demandée aux médecins gynécologues, recherche scientifique ayant des retombées militaires ; comment exercer sa profession laïque au nom de Dieu ;
- attitude de l’Eglise vis-à-vis de la guerre.

Vendredi et samedi nous avons longuement débattu l’orientation précise (buts, projets, motivations d’existence) et les attentes des membres de Nepsis. Le thème formel de discussion a été naturellement : « Qu’attendez-vous d’une association de jeunes comme Nepsis ? »
But principal identifié : contribuer à l’épanouissement de la foi dans la vie de chaque jour. La grande majorité des jeunes qui font partie de l’association pour l’instant font des études laïques et cherchent des façons d’intégrer leur foi dans les activités quotidiennes.

Projets : il a été convenu que la priorité doit être donnée aux actions de groupe qui accumulent du vécu commun. Toute rencontre doit favoriser le maximum de dialogue possible et les conférences magistrales sont à éviter. Les jeunes prennent intérêt à se connaître et à accomplir des choses ensemble. La mise en place de projets concrets est susceptible de mieux motiver les participants. On a aussi identifié comme souhaitable d’organiser surtout des rencontres de moyenne durée (un à trois jours) : elles permettraient aux gens de se connaître tranquillement, sans se presser, mais elles fourniraient aussi une solution pour que les jeunes de villes éloignées puissent se rencontrer et que l’association ne reste pas repliée sur la région parisienne.
Les organisateurs sont donc appelés à mettre en place des choses intéressantes. Ce sont elles qui vont motiver graduellement tout le monde.

Un des buts importants du congrès a été l’Assemblée Générale. Rapport d’activité du président Stefan Capitaneanu, bilan financier du trésorier Alexandru Oancea, choix du père Yves Colin comme conseiller spirituel de l’association, inscription de nouveaux membres, élection du nouveau bureau d’administration et des conseillers, vote pour le budget prévisionnel, formulation de quelques projets précis : concert de chants de Noël, week-ends au monastère de Bussy ou ailleurs, pèlerinage en Dobroudja l’été suivant, ateliers de réflexion à organiser une fois par mois.

Chaque jour a commencé par la prière du matin et a fini par la prière du soir. Le samedi soir beaucoup d’entre nous se sont confessés pour communier dimanche (fête de Saint Silouane, si familier aux orthodoxes d’Occident). Pendant la Liturgie pontificale du dimanche plusieurs types de chant liturgique ont été représentés (en roumain, français, slavon et italien), reflétant parfaitement la diversité d’horizons des participants aux congrès. Après la Liturgie nous avons assisté à un très beau concert de piano.

Les échos reçus à la suite ont été des meilleurs. Il paraît que chacun a trouvé de quoi combler ses besoins. La présence de Monseigneur Joseph a été très importante, apportant, à part la grâce de l’archevêque, le soutien de l’Eglise, en dehors de laquelle l’initiative Nepsis n’a pas de sens.


Derniere modification : le 11 décembre 2000