Vos Majestés, Vos Éminences et vos Excellences, dignes représentants des Églises-sœurs, Vos Excellences Messieurs les Ambassadeurs, Révérends Pères et chers fidèles.
L'événement d'aujourd'hui - l'ordination et l'installation comme hiérarque éparchial de l'Archevêché Orthodoxe Roumain d'Europe Occidentale et Méridionale de Père Joseph Pop - est rempli de significations. Permettez-moi d'en rappeler seulement trois qui sont en même temps les grandes lignes de l'activité pastorale du nouvel évêque.
1 - Avant tout, cet événement a une profonde signification pour les prêtres et les fidèles qui appartiennent à l'Archevêché Orthodoxe Roumain d'Europe Occidentale et Méridionale qui comprend des communautés en France, en Italie, en Suisse, en Angleterre, en Espagne, en Belgique et en Hollande. Ces prêtres et ces fidèles, Roumains ou membres d'un autre peuple et en communion avec l'Église Orthodoxe Roumaine, voient aujourd'hui la réponse à leur désir et à leurs efforts de plusieurs années pour avoir un hiérarque à eux qui soit pour eux un père bon et aimant, un conseiller et un guide pour les fortifier dans leur communion avec le Christ Seigneur, avec l'Église Mère, avec l'Orthodoxie locale et avec tous les chrétiens. En effet, l'évêque, en tant qu'icône vivante du Christ sur terre et en vertu de l'essence de sa mission apostolique, est le premier appelé à réaliser la communion, la fraternité et l'unité des hommes. En tant que "Bon pasteur" de l'Évangile, l'évêque rassemble autour de soi et constitue en famille spirituelle ceux qui reconnaissent en lui le visage du Christ, Pontife éternel qui a donné sa vie pour ses brebis. «Apprenez de moi que Je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes» (Matth.11, 29). Aujourd'hui, l'homme moderne, se rendant étranger à Dieu, s'est rendu étranger à l'amour du Père, et «le mal s'est répandu à un tel point que l'amour d'un grand nombre s'est refroidi» (Matth. 24, 12): le monde ne gémit-il pas justement du désir d'un tel amour paternel? N'avons-nous vraiment pas tous besoin de pères qui incarnent et qui expriment l'amour concret de Dieu pour chacun de ses enfants? Assurément, oui. Or le premier père, qui nous constitue en Église du Christ et par lequel le Christ nous donne en partage son amour dans les saints mystères, est l'évêque: sans lui l'Église ne peut exister. Un écrit des premiers siècles chrétiens dit que l'évêque doit connaître tous les prêtres et les fidèles par leur nom pour avoir avec chacun une relation personnelle d'amour.
Le saint Évangile dit: «Le cœur de Jésus fut rempli de pitié pour les foules qu'Il voyait, car ces gens étaient fatigués et découragés, comme un troupeau qui n'a pas de berger» (Matth. 9, 36). Sans doute, telle est à l'heure actuelle l'image de la Dispersion roumaine d'Europe occidentale. Des dizaines de milliers, peut-être même des centaines de milliers de Roumains ont été obligés de quitter le pays, pour des motifs politiques, économiques ou familiaux, et de s'installer dans cette partie de l'Europe. Commencé avec l'instauration de la dictature communiste, l'exil roumain a continué, dans des conditions d'extrême difficulté, pendant tout le temps qu'a duré cette dictature, jusqu'à la révolution de 1989, quand, les frontières s'ouvrant, on assiste à un véritable exode vers l'Occident. Certes, l'intégration de ces frères qui sont les nôtres dans la société occidentale s'est réalisée ou est en cours de réalisation d'une façon ou d'une autre. Qui ne connaît ici un Constantin Brancusi, Eugène Ionesco de l'Académie Française, Mircea Eliade, Emile Cioran, Père Virgil Gheorghiu ou Petre Dumitriu et tant d'autres, tous ces Roumains qui ont fourni et qui fournissent un apport important à la culture et à la société dans laquelle ils vivent? Beaucoup de nos frères roumains sont déjà depuis deux ou trois générations en Occident, mais les plus nombreux sont venus récemment et sont confrontés à tous les problèmes d'ici. L'héritage spirituel avec lequel chacun est venu ici doit être grand, si nous pensons que, au recensement de 1992, après près de cinquante ans de propagande athée, seulement 0,2% de la population roumaine s'est déclaré sans appartenance religieuse. Mais le manque d'éducation correspondante fait que beaucoup de Roumains baptisés orthodoxes (et ceux-ci sont 97% de la population d'origine roumaine du pays) deviennent vulnérables à l'esprit de ce temps comme aux influences étrangères. C'est justement là qu'intervient la mission du nouveau hiérarque et de ses prêtres: rechercher la brebis perdue, la conduire dans la bergerie de l'Église et prendre soin d'elle. C'est là une mission extrêmement difficile dans les conditions dans lesquelles vivent nos croyants: l'éparpillement, le manque de lieux de culte propres et de moyens matériels, mais surtout les séquelles de la domination communiste athée qui a cultivé systématiquement la peur et la défiance entre les hommes. À cet égard, seul Dieu, par le témoignage personnel plein d'amour sacrificiel de l'évêque et de ses prêtres peut guérir tant de consciences traumatisées par l'assujettissement communiste.
2 - Le fait que nous soyons ici en prière en si grand nombre, évêques, prêtres et fidèles orthodoxes de tous les diocèses, témoigne par soi-même de l'importance particulière que revêt cet événement pour l'Orthodoxie locale. En France, comme partout en Occident, vivent des Orthodoxes de différentes origines ethniques. Dès le début, les différentes émigrations orthodoxes se sont organisées selon le principe ethnique. Il n'y avait pas alors d'autre moyen. Bientôt, pourtant, on est arrivé à la conviction qu'une telle organisation conduit à l'isolement et contredit le principe de territorialité pratiqué dans toute l'Église: «un seul évêque par ville». Mais surtout, cette situation empêche le développement normal de l'Orthodoxie, mettant même en péril sa survie dans les générations succédant aux premiers émigrés.
Pour remédier tant soit peu à cette situation, s'est constitué en France un Comité Interépiscopal dès les années 60, grâce aux efforts du métropolite Mélétios (1914-1993) de bienheureuse mémoire. Et la Commission panorthodoxe pour la préparation du Saint et Grand Concile orthodoxe, réunie à Chambésy en octobre 1993, a recommandé la constitution d'«assemblées épiscopales» dans tous les pays et les régions où existent plusieurs évêques orthodoxes. L'exemple français à cet égard est particulièrement remarquable. Les «assemblées épiscopales», en tant que forme intermédiaire de synodalité, comparables aux «conférences épiscopales» catholiques-romaines des différents pays, ont le devoir de promouvoir la collaboration interorthodoxe et l'enracinement de l'Orthodoxie dans le lieu ainsi que la création dans le temps d'Églises orthodoxes locales dans les pays respectifs.
Les tensions qui apparaissent dans le processus de genèse d'une Orthodoxie locale sont multiples et, pour la plupart, explicables. Les douleurs de l'enfantement ne peuvent être évitées, mais elles peuvent être atténuées, s'il existe une entente mutuelle et surtout l'amour. Deux difficultés me paraissent importantes dans ce processus: l'attitude face à l'ethnie et les grandes différences en ce qui concerne la maturité des différentes juridictions orthodoxes.
a) En ce qui concerne l'ethnie, beaucoup d'Orthodoxes lui attachent une valeur excessive, réduisant l'Orthodoxie à la langue liturgique et aux traditions héritées des ancêtres immédiats. Différents "messianismes" et majorations hyperboliques du passé propre à chaque nation tendent encore à surévaluer l'ethnie. Ceci a des conséquences négatives pour l'enracinement local de l'Orthodoxie et pour un témoignage authentique de sa part. Voilà une maladie que même l'histoire tellement cruelle des peuples orthodoxes n'a pu complètement guérir. D'autres, en revanche, pensent que l'ethnie est seulement un élément accessoire pour la foi. Ce qui importe alors est l'Orthodoxie, universelle dans son essence. Ces derniers ignorent pourtant à quel point l'Orthodoxie a marqué la nation en sa langue, en sa culture, en sa spiritualité, et combien la nation a réciproquement marqué l'Orthodoxie.
En effet, il existe sans contredit un ethos orthodoxe spécifique à chaque peuple orthodoxe. Aussi n'est-il pas étonnant que la majorité des Orthodoxes d'Occident tiennent tellement à leur spécificité nationale et veuillent avoir des évêques et des prêtres de leur peuple. Si on ne l'absolutise pas, cela ne devrait pas constituer un frein au développement de l'Orthodoxie locale. Au contraire. En effet une Orthodoxie vraiment vivante et libre d'intérêts minoritaires, nationalistes ou de préséance hiérarchique, peut toujours trouver les structures nécessaires à son développement, structures conformes aux besoins de chaque temps. En tant qu'organisme vivant, l'Église peut toujours se donner de nouveaux canons qui la servent dans sa mission.
b) En ce qui concerne l'état actuel des différentes communautés orthodoxes en Occident, nous devons reconnaître qu'il est fort différent d'un pays à l'autre, d'une éparchie à l'autre et même d'une paroisse à l'autre. L'Orthodoxie en France est particulièrement vivante et dynamique. Et dans ce contexte, l'Archevêché de la «rue Daru», l'Institut «Saint-Serge» et la Fraternité orthodoxe ont eu et ont un rôle fondamental pour dynamiser l'Orthodoxie et pour créer une conscience véritablement ecclésiale. Malheureusement, un grand nombre de nos paroisses, quelle que soit leur juridiction, n'ont pas dépassé le stade de ghetto liturgique ethnique. L'Assemblée épiscopale va devoir promouvoir de toutes ses forces cette conscience ecclésiale dans toutes les paroisses et chez tous les Orthodoxes, dans l'intérêt de l'Orthodoxie elle-même et du monde qui attend notre témoignage. Père Joseph, dès sa venue à Paris il y a quatre ans, a travaillé avec beaucoup de zèle dans ce sens, sans tenir compte des limites juridictionnelles dans l'exercice de son ministère. Je suis sûr qu'il va continuer avec encore plus d'énergie, en vertu de la grâce reçue aujourd'hui, dans le même sens de consolidation de l'unité orthodoxe, tant au niveau paroissial qu'au niveau de l'Assemblée épiscopale.
3 - L'ordination et l'installation de Père Joseph comme Archevêque roumain d'Europe Occidentale et Méridionale a également une signification œcuménique. Son Excellence l'évêque Gérard Daucourt, président de la Commission épiscopale française pour l'unité des chrétiens, Monsieur le pasteur Geoffroy de Turckheim, responsable des relations œcuméniques dans le cadre de la Fédération Protestante de France et tant d'autres amis catholiques et protestants sont aujourd'hui avec nous, non seulement pour assister à une belle cérémonie, mais encore comme témoins d'un événement ecclésial qui concerne également les Églises qu'ils représentent. Une conscience véritablement ecclésiale se sent responsable de tout ce qui s'accomplit dans sa propre Église mais aussi de ce qui dépasse ses limites confessionnelles. Disons plus: le monde et le cosmos font partie de l'Église! Ainsi, tout concerne tous. Chacun est responsable de tout ce qui se passe autour de soi et dans le monde. Personne ne peut jamais rejeter la faute sur autrui, surtout en ce qui concerne l'unité chrétienne. Nous tous, les chrétiens, nous devons avoir la conscience de notre culpabilité face à la tragédie de la division: il arrive non seulement que nous nous y complaisions mais encore que nous nous y enfoncions: aujourd'hui, par le prosélytisme et les luttes fratricides pour convertir les autres. Cela, de toute évidence, est un péché contre le Saint-Esprit.
Notre devoir à tous est de faire comprendre autour de nous qu'il n'existe pas d'alternative au dialogue œcuménique si ce n'est le retour aux guerres religieuses du passé. L'unité chrétienne, pour laquelle a prié le Sauveur, ne peut se réaliser que par la prière et le dialogue, dans un esprit d'humilité et d'amour. Elle commence par l'unité que chacun doit réaliser au niveau de son propre cœur. Car tous les maux et toutes les divisions viennent d'un cœur qui a perdu lui-même la paix et l'unité (cf. Matth. 12, 34 ). Cette unité continue avec la paix et l'unité qui doivent régner en chaque Église, en chaque éparchie, en chaque paroisse, en chaque famille, pour s'accomplir dans l'unité de tous les chrétiens et de tous les hommes, ce qui est l'enjeu même de l'Incarnation de Dieu.
Votre Eminence, Monseigneur et Père Joseph,
L'ordination épiscopale est sans aucun doute une élévation, mais
elle est une élévation sur la Croix. En effet, «toute
élévation qui n'est pas une élévation sur la Croix est un orgueil
et une chute, un saut dans le vide, un crucifiement la tête en
bas» (André Plesu). Vous n'avez pas cherché et vous n'avez
pas ambitionné l'élévation. Elle est exclusivement le don de
Dieu. Justement pour cela, n'ayez aucune peur de porter la croix
de l'épiscopat qui vous conduira, suivant la volonté de Dieu,
petit à petit, par la patience dans bien des épreuves et
persécutions, au renoncement à tout ce qui est terrestre dans
votre nature, de sorte que le Christ seul resplendisse et se
manifeste dans tout ce que vous pensez, dites et faites.
Le Sauveur nous a prévenus que nous serons haïs des hommes à cause de son Nom, parce que ceux-ci ne connaissent ni le Père, ni Celui qu'Il a envoyé dans le monde (cf. Jn 16, 3). L'Eglise, dans le monde, sera persécutée sous une forme ou sous une autre, jusqu'à la fin des temps. C'est au fond sa condition normale (Origène), parce que l'Église n'est pas du monde et ne peut se confondre avec le monde. Quand elle se confond avec le monde, elle accepte l'esprit de ce temps et elle renonce à sa mission de sanctifier et de transfigurer le monde: alors bien sûr, le monde va aimer ce qui lui appartient et ne persécutera plus l'Église. Mais alors elle ne sera plus l'Église. Aujourd'hui, après la libération du joug communiste, beaucoup de nos frères sont à la recherche d'un "bouc émissaire" sur lequel rejeter la responsabilité des souffrances du passé et des défaillances du présent. Or il n' y en a pas d'autre que l'Église Orthodoxe et ses serviteurs. N'oublions pas que, avant nous, le Sauveur Jésus-Christ s'est chargé délibérément des péchés des hommes et de toutes les accusations portées contre eux. En tant que ses disciples, nous devons suivre son exemple et accepter avec humilité toute haine et toute calomnie de la part des hommes pour les consumer dans l'amour du Christ qui est en nous. L'évêque n'a qu'un seul pouvoir, «l'amour», et qu'une seule force de conviction, le «martyre» (métropolite Antoine Krapovitski); il n'a qu'une seule arme de combat, «la prière unie au jeûne». Seulement ainsi il sera toujours vainqueur, même si sa victoire ne s'impose pas à la vue des hommes, mais demeure secrète, cachée, comme l'est la victoire du Christ. Cette attitude évangélique, privée de tout pouvoir du monde ou de force de contrainte, appartient également aux prêtres et aux fidèles qui, avec l'évêque, forment le peuple nouveau de Dieu, appelé à donner justement au monde le témoignage d'un autre mode de vie: le mode trinitaire, fondé sur la communion de l'amour entre tous les hommes. La grâce de l'épiscopat reçue aujourd'hui par Père Joseph ne se limite pas à sa personne mais se répand sur l'Eglise entière pour son édification.
Permettez-moi, au nom de Sa Béatitude le patriarche Théoctiste et du Saint-Synode de l'Église Orthodoxe Roumaine, d'exhorter avec amour et humilité tous les prêtres et les fidèles de notre Archevêché de Paris à s'unir autour de leur nouveau pasteur, comme autour du Christ. C'est seulement dans cette solidarité, en toute liberté et en toute responsabilité, que pourront être apportés au monde le témoignage de la foi et celui de l'amour, qui ne consistent pas en mots mais en faits et en vérité: «Aimons-nous non seulement en parole mais encore dans les faits et en vérité », dit le saint apôtre Jean. En d'autres termes, si la vérité de la foi que nous confessons ne passe pas dans la chair qui la confesse pour que cette chair se transforme d'après cette vérité, se transfigurant et en même temps demeurant chair de la nature physique, alors tout est privé de sens: «Vivre en vérité, c'est vivre vraiment» (H. Patapievici). Seul un tel témoignage est crédible.
Votre Eminence, Monseigneur et Père Joseph,
Je ne trouve pas d'exhortation plus belle à adresser maintenant à
votre cœur que celle qu'adresse le saint apôtre Paul à son
disciple Timothée: «Ne laisse personne te mépriser parce que tu
es jeune, mais sois un exemple pour les croyants, dans ta façon
de parler, ta conduite, ton amour, ta foi et ta pureté» (1 Tm 4,
12). Vous êtes jeune, peut-être le plus jeune évêque du monde!
Mais Dieu a permis que vous ayez, autant en Roumanie qu'ici à
Paris, de très bons pères spirituels et de très bons maîtres dont
vous avez beaucoup appris. Nous savons tous que vous attachez
beaucoup d'importance à l'orientation spirituelle donnée à notre
époque par saint Silouane l'Athonite et par son disciple, Père
Sophrony, de bienheureuse mémoire, père spirituel du Monastère
Saint-Jean-Baptiste en Angleterre. Ces spirituels ont marqué
depuis une cinquantaine d'années surtout l'Occident où leurs
écrits ont été publiés en de nombreuses éditions. Le père
spirituel dont vous êtes le plus proche est Père Raphaël Noica,
lui-même disciple de Père Sophrony. L'esprit de ces pères vous
aidera à garder avec rigueur l'orthodoxie de la foi tout en étant
en même temps ouvert à tous, et à garder l'identité roumaine sans
vous enfermer en elle. Un tel exemple sera certainement suivi par
tous ceux qui ont l'Esprit du Christ.
Pour terminer, permettez-moi de remercier leurs Majestés le roi Michel 1er et la reine Anne pour leur participation à cet événement. Que Dieu leur donne la santé et de longues années pour être parmi nous les Roumains des artisans de paix et d'unité. J'adresse un semblable remerciement à Son Éminence le métropolite Jérémie qui nous a reçus avec tant d'amour dans sa cathédrale et qui a accepté de présider cette cérémonie, ainsi qu'à tous les évêques, les prêtres et les fidèles présents ici. Je salue tout particulièrement l'évêque Nathanaël et la délégation de l'évêché roumain d'Amérique qui se trouve dans le cadre de l'Église Autocéphale d'Amérique: ils ont fait un voyage long et fatigant pour être avec nous.
J'adresse un mot particulier de gratitude aux prêtres et aux fidèles de l'Archevêché Orthodoxe Roumain d'Europe Occidentale et Méridionale, avec lesquels j'ai porté, pendant quatre années, la croix du témoignage en faveur du Christ, croix que je confie aujourd'hui à Monseigneur Joseph.
Pour tout, gloire, honneur et action de grâce soient rendus à Dieu Père, Fils et Saint-Esprit qui œuvre en toute chose pour le bien de celui qui met sa foi en Lui.