DOSSIER DE PRESSE
INVITATION
L'ARCHEVÊCHÉ ORTHODOXE
ROUMAIN
D'EUROPE OCCIDENTALE ET
MÉRIDIONALE
VOUS CONVIE A LA CONSECRATION
EPISCOPALE ET A L'INTRONISATION
du nouvel Évêque de
l'Archevêché Orthodoxe Roumain
d'Europe Occidentale et
Méridionale
en la personne de
l'Archimandrite Joseph (Pop)
Ce sacrement sera célébré au cours de la divine Liturgie
le dimanche 15 mars 1998 à 9 heures précises
en la cathédrale orthodoxe grecque Saint-Etienne,
7, rue Georges-Bizet, 75116 Paris
Métro: Alma-Marceau
La cérémonie, qui aura lieu à Paris siège de l'archevêque des
Roumains d'Europe occidentale et méridionale et de plusieurs
paroisses françaises, sera présidée par Son Eminence le
métropolite JEREMIE, Président de l'Assemblée des évêques
orthodoxes de France, entouré de Son Eminence l'archevêque SERGE,
recteur de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris,
de tous les évêques de France ainsi que de plusieurs évêques de
Roumanie, en particulier Son Eminence le métropolite DANIEL de
Moldavie et de Bucovine, en présence de Son Excellence
l'ambassadeur de Roumanie en France, Monsieur Dumitru CIAUSU et
de Monsieur Jean-Pierre CHEVENEMENT, Ministre de l'Intérieur de
la République française.
L'élection d'un évêque par l'assemblée des clercs et des laïcs
d'un diocèse est un événement tout à fait remarquable. Elle est
la manifestation de la vitalité et de la cohésion spirituelles de
l'Eglise. Il est à espérer en l'occurrence que cet événement
répondra en profondeur à l'aspiration des très nombreux Roumains
émigrés en Europe occidentale ainsi qu'à celle des Occidentaux
qui ont trouvé leur place dans le diocèse roumain. L'élection a
été ratifiée le 11 décembre 1997 par le Saint-Synode de l'Eglise
roumaine qui a également élevé le père Joseph à la dignité
d'archimandrite.
Chargé des Relations Presse
R.P. Marc-Antoine COSTA DE BEAUREGARD
57, allée de la Forêt
78170 La Celle-Saint-Cloud
Tél. 01 39 69 73 81 - 01 39 69 39 62 - 06 60 20 41 64
Fax: 0 1 39 69 42 49
L'ARCHEVÊCHÉ ORTHODOXE
ROUMAIN
D'EUROPE OCCIDENTALE ET
MÉRIDIONALE
fondé à Paris après la seconde
guerre mondiale
prend ses racines en France au
XVIIe siècle
Avec son siège à Paris, l'Archevêché orthodoxe roumain d'Europe
occidentale, fut fondé après la Seconde Guerre Mondiale quand se
réfugia à Paris le Métropolite Vissarion Puiu (+ 1964). Il reçut
un premier statut canonique et juridique en 1974 et fut
réorganisé en 1995. Il est l'héritier d'une présence orthodoxe
roumaine en France datant du XVIIème siècle, mais c'est au XIXème
siècle que fut fondée à Paris la première paroisse roumaine, 22,
rue Racine, par l'archimandrite Josaphat Varbileanu (1797-1872),
le 22 novembre 1853, après-fête de la Présentation au Temple de
la très sainte Mère de Dieu, et fête de la sainte martyre
Cécile.
Ce diocèse roumain comporte actuellement des paroisses et des
monastères répartis dans les pays suivants: Grande-Bretagne,
France, Pays-Bas, Belgique, Suisse, Italie et Espagne.
Ces communautés, regroupées dans chaque pays en « vicariats »,
sont dirigées par des prêtres-vicaires ou «doyens» et des
conseils vicariaux.
L'Archevêché en tant que tel est administré par un archevêque et
un Conseil éparchial formé des vicaires et des conseillers laïcs
de chaque pays. Les fidèles sont en majorité d'origine roumaine.
Des Occidentaux, particulièrement quelques paroisses françaises,
se sont intégrés dans ce diocèse dont le nouveau titulaire a été
nommé cette année par le Saint-Synode de l'Eglise de Roumanie à
la suite de l'élection épiscopale qui a eu lieu à Paris samedi 29
novembre dernier. Depuis 1993, il était administré par le
Métropolite Séraphim Joantà, chef spirituel des Roumains
d'Allemagne et d'Europe centrale, en tant que locum-tenens de
l'Archevêque roumain de Paris.
Au sein de l'Orthodoxie locale européenne, et particulièrement de
l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, l'Archevêché
roumain doit apporter le témoignage propre à la spiritualité
roumaine et trouver sa place à côté du témoignage orthodoxe
russe, grec, arabe, serbe, bulgare et géorgien. La contribution
des Français présents dans ce diocèse pourrait être considérée
comme importante pour assurer un vrai enracinement local de
l'Eglise Orthodoxe.
Bibliographie:
- Histoire des relations entre la France et la
Roumanie, par Nicolas IORGA (1918);
- L'Eglise orthodoxe roumaine de Paris, par Jean-Paul
BESSE (Paris, 1994).
LE PLUS JEUNE EVÊQUE DU
MONDE
L'Archimandrite Iossif (Joseph)
Pop,
responsable de l'Archevêché
Orthodoxe Roumain
d'Europe Occidentale et
Méridionale
Conformément à la tradition, père Joseph a été élu évêque samedi
29 novembre 1997, fête de Saint Saturnin de Toulouse (IIIe
siècle), dans la crypte de Saint- Sulpice, disciple de saint
Martin, à Paris, veille de la fête du saint apôtre
André-le-Premier-appelé, par l’Assemblée de l'Archevêché
Orthodoxe d'Europe Occidentale et Méridionale.
L’Archimandrite Joseph (Iossif Pop) est né le 19 février 1966 en
Roumanie dans le village de Viseu de Jos, au département du
Maramures qui se trouve au nord-ouest du pays. Ses parents,
Gheorghe et Floare, sont des gens simples; ils ont également deux
filles, Floare et Maria, toutes deux épouses de prêtres. Ils ont
baptisé leur fils sous le nom d'Elie (Ilie). Malgré l'athéisme
actif professé à cette époque par l'école du système communiste,
ils ont réussi à transmettre à leurs enfants la foi chrétienne
dans l'environnement des traditions orthodoxes restées
vivantes.
Le nouvel évêque élu a suivi l'école primaire et secondaire dans
son village natal. Puis il est allé au lycée Gheorghe-Sincai dans
la ville de Baïa Mare. Il a terminé le lycée en 1984, a été reçu
la même année à l'examen d'entrée à l'École d'Ingénieurs et est
parti aussitôt pour le service militaire pendant neuf mois. Par
la suite le manque de vocation dans ce domaine l'a fait renoncer
aux études d'ingénieur.
Le contact avec certains hommes d'Eglise a alors déterminé son
orientation vers les études théologiques à Sibiu où se trouvait
l'une des deux facultés de théologie existant alors en Roumanie,
l'autre étant à Bucarest. Après une année de préparation intense
en 1989, il a été reçu et a commencé à suivre les cours à
l'automne. Il a obtenu le diplôme de la Faculté de théologie de
Sibiu en 1993.
Entre-temps, père Joseph avait pris la décision d'embrasser la
vie monastique. Son évêque, André d'Alba Iulia, a décidé son
ordination presbytérale immédiate avec pour tâche la formation
spirituelle des étudiants de la Faculté de théologie dans la
section « Assistance sociale ». Dans le même temps, le nouveau
prêtre était assistant à la Faculté et professeur au
Séminaire.
Le cinquième dimanche du Grand Carême - dimanche de
Sainte-Marie-l'Egyptienne - de 1994, il a prononcé les vœux
monastiques au monastère de la cathédrale d'Alba Iulia et a reçu
alors le nom de Iossif, avec le patronage de Saint-
Joseph-d'Arimatie qui, le Vendredi Saint, reçut le corps de Jésus
à la descente de la Croix, l'enveloppa dans un drap de lin, le
porta avec Nicodème et le déposa dans un sépulcre neuf dont il
roula la pierre (Mt 27,57 ; Mc 15, 43 ; Luc 23, 51).
Il est important de savoir que Père Joseph a eu comme parrain
d'ordination diaconale et comme parrain de profession monastique
le Hiéromoine Raphaël Noïca, que notre Assemblée avait élu en
novembre 1996 au poste qu'accepte aujourd'hui son fils
spirituel.
Il y a donc pour notre éparchie une vraie continuité spirituelle
avec les événements ecclésiaux de l'année dernière. En
particulier, c'est à l'invitation de père Raphaël que père Joseph
et deux autres étudiants roumains purent passer tout un été au
monastère «Saint-Jean-Baptiste» de Maldon
(Grande-Bretagne), à l'époque où l'archimandrite Sophrony, de
bienheureuse mémoire, vivait encore.
En votant l'année dernière pour père Raphaël et cette année pour
père Joseph, notre Assemblée a voté moins pour des personnes que
pour un esprit, l'esprit orthodoxe renouvelé à notre époque par
les prières de saint Silouane l'Athonite et de ses disciples
directs.
Pour les besoins des écoles théologiques du diocèse d'Alba
Ioulia, le hiéromoine Joseph est venu en France avec la
bénédiction de l'évêque André au cours de l'été 1994 préparer un
doctorat à l'Institut de Théologie Orthodoxe Saint- Serge de
Paris. Le sujet de sa thèse est «Le Mystère de la personne
humaine chez Saint-Syméon-le-Nouveau- Théologien», travail
accompli sous la direction de père Boris Bobrinskoy et du
Professeur Olivier Clément. Père Joseph espérait soutenir cette
thèse à la fin de l'année 1998, mais Dieu l'a choisi pour être le
serviteur de tous ...
Depuis son arrivée en France, père Joseph a assuré le service
liturgique et spirituel du monastère de moniales
Notre-Dame-de-toute-Protection à Bussy-en- Othe, dans
l’Yonne.
Sur la proposition des prêtres et des fidèles de l'archevêché
roumain de Paris, le hiéromoine Iossif avait accepté avec
humilité de présenter sa candidature à l'élection épiscopale de
novembre 1997.
Sa conception de la prêtrise et de l'épiscopat est fondée sur la
conception de la vie chrétienne comme don de soi à Dieu et aux
hommes par amour pour le Christ. Il a reçu avec crainte le
résultat du vote le désignant comme futur archevêque et l'accepte
dans un esprit d'obéissance au Christ et à son Église.
Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge
93, rue de Crimée, 75019 Paris
Téléphone: 01 42 01 10 23/01 42 08 12 93 Télécopie: 01 42 08 00
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Contact: Archiprêtre Nicolas CERNOKRAK
LE PEUPLE DE DIEU ELIT SON
EVÊQUE
suivant la tradition de
l'Église
Le siège de l’Archevêché Orthodoxe Roumain d'Europe Occidentale
et Méridionale était vacant depuis plusieurs années, le
métropolite Séraphim de Berlin a assuré la responsabilité
canonique de ce diocèse depuis 1993 en tant que locum-tenens de
l'archevêque. Le moment était venu d'élire, suivant la tradition
de l'Eglise orthodoxe, un évêque titulaire.
Conformément aux saints canons de l'Eglise et aux lois civiles,
une Assemblée générale du diocèse a été convoquée à Paris samedi
29 novembre 1997. Elle devait réunir les quatre-vingt-treize
délégués des paroisses que comporte le diocèse roumain en
Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en France, en Suisse,
en Italie et en Espagne. En effet, chaque paroisse et association
membre délègue un clerc majeur et deux laïcs élus au sein de sa
propre assemblée.
Les candidats avaient été proposés depuis plusieurs mois par les
paroisses elles-mêmes au Conseil de l'archevêché qui avait
transmis les trois noms au Saint- Synode de l'Eglise orthodoxe de
Roumanie. Cette dernière instance avait donné son accord pour les
candidatures et a chargé le métropolite Séraphim d'organiser
l'assemblée électorale et de la présider. C'est à ce moment-là
que des convocations ont pu être envoyées aux paroisses avec les
curriculum-vitae des trois candidats: il s'agissait des prêtres
Dimitrie Irimia, qui termine un doctorat à l'Institut orthodoxe
Saint-Serge de Paris sur la question de l'euthanasie; Iossif Pop,
qui dessert le monastère orthodoxe de Bussy-en-Othe (Yonne) et
qui rédige également un doctorat à l'Institut Saint-Serge sur la
théologie de la personne; Juvenalie Ionascu, recteur de la
paroisse roumaine de Rome. Ces trois candidats ont moins de
quarante ans et ont une vraie expérience pastorale
particulièrement en milieu étudiant et hospitalier.
L'élection a eu lieu à bulletin secret samedi 29 novembre 1997,
de 14h à 17h30, Crypte Saint-François, église Saint-Sulpice à
Paris, dans un lieu aimablement mis à disposition par la paroisse
catholique-romaine Saint-Sulpice.
C'est le hiéromoine Iossif qui a été élu par l'Assemblée à la
majorité absolue. Le matin de ce même jour à partir de 10h avait
été célébrée, au même endroit, la divine Liturgie pontificale
présidée par le métropolite Séraphim.
L'élection d'un évêque par l'assemblée des clercs et des laïcs
d'un diocèse est un événement tout à fait remarquable. Elle est
la manifestation de la vitalité et de la cohésion spirituelles de
l'Eglise. Il est à espérer, en l'occurrence, que cet événement
répondra en profondeur à l'aspiration des très nombreux Roumains
émigrés en Europe occidentale ainsi qu'à celle des Occidentaux
qui ont trouvé leur place dans le diocèse roumain. L'élection a
été ratifiée le 11 décembre 1997 par le Saint-Synode de l'Eglise
roumaine qui a également élevé le père Joseph à la dignité
d'archimandrite.